Étude : faudrait-il des programmes personnalisés d’AP pour augmenter les capacités physiques des collégiens ?

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Le collectif « Pour une France en forme » mène une étude inédite, auprès de collégiens français. Face aux données de plus en plus alarmantes sur les méfaits de la sédentarité et de l’inactivité physique sur la santé, et le bien-être, l’objectif de cette étude est notamment d’évaluer l’efficacité d’un programme d’activité physique individuellement adaptée, de courte durée, sur le niveau de capacité physique de ces collégiens. Avec l’idée d’inverser la courbe relative au capital santé des jeunes, qui se dégrade depuis 50 ans, à moins de deux ans des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024, qui se dérouleront en France. 

 Quoi ? 

L’étude « Inverser les courbes » a deux objectifs. Tout d’abord, évaluer le niveau de capacité physique – c’est-à-dire les capacités respiratoire, cardiovasculaire et musculaire squelettique – des collégiens français originaires de 3 régions françaises présentant des niveaux socio-économiques différents. Et ensuite préciser l’efficacité d’un programme d’activité physique individuellement adaptée, de courte durée, sur le niveau de capacité physique de ces collégiens. 

 Qui ? 

L’étude « Inverser les courbes » est portée par le collectif « Pour une France en forme », particulièrement actif sur le sujet de la lutte contre les méfaits de la sédentarité et qui accompagne Paris 2024 sur l’héritage santé des Jeux Olympiques et Paralympiques. 

L’investigateur coordonnateur de l’étude est le Professeur François Carré, physiologiste cardiovasculaire et cardiologue du sport au sein du CHU Pontchaillou, à Rennes. 

Le financement de l’étude est principalement assuré par la Fondation Matmut Paul Bennetot, qui oeuvre dans le domaine de la recherche, sous l’égide de la Fondation de l’Avenir, dont la vocation est de soutenir et de promouvoir la recherche et l’innovation en santé. Cette fondation a été créée par le Groupe Matmut, lui-même très impliqué sur l’enjeu de santé publique que représente la lutte contre les méfaits de la sédentarité, notamment via son programme « Nés pour bouger ». 

L’étude bénéficie également du soutien de la Fédération Française de Cardiologie et du Ministère des sports. Paris 2024 est aussi associé au projet de l’étude. 

L’étude qui a débuté en septembre a bénéficié de l’engagement du Ministère de l’Education Nationale, des Recteurs d’académie de Rennes, d’Amiens, de Lille, de Clermont-Ferrand et de Grenoble, des principaux des collèges et des enseignants d’EPS. Ainsi, plus de 10 000 collégiens de classe de 6ème, volontaires, ont pris part à cette étude débutée en septembre. Trois régions, la Bretagne, les Hauts de France et Auvergne-Rhône-Alpes sont ainsi concernées. 

 Pourquoi ? 

La baisse marquée et régulière de l’activité physique au sein de nos sociétés est associée à des comportements de plus en plus sédentaires, au quotidien. Les enfants et les adolescents sont directement impactés, ce qui accentue leur exposition à des risques de santé physique, parmi lesquels le surpoids et l’obésité, et mentale comme les fonctions cognitives et d’apprentissage. 

A noter que les niveaux d’inactivité physique et de sédentarité sont négativement corrélés au niveau socio-économique des populations. 

La pertinence de l’étude « Inverser les courbes » est d’autant plus avérée que la capacité physique des adolescents a été mesurée en nette diminution entre 1971 et 2011 (baisse de 0,5% par an, en moyenne, de la VO2 max.). En synthèse, la crainte est réelle que les espérances de vie, en bonne santé et totale, des adolescents actuels soient diminuées par rapport à celles de leurs parents. 

Comment ? 

Une application informatique créée pour l’étude est mise à disposition des enseignants en éducation physique. Après une formation à son utilisation, ceux-ci vont réaliser les tests d’évaluation, la programmation et le suivi de l’entraînement des collégiens qu’ils encadrent. 

Tous les collégiens participants bénéficient d’une évaluation initiale de leurs capacités physiques. 

Ils sont ensuite répartis aléatoirement en deux groupes. Un des deux groupes suit un entraînement individualisé, à partir de la capacité aérobie initiale du collégien, programmé lors des cours d’éducation physique. Cet entraînement est de type fractionné et comprend 2 séances par semaines, de 10 minutes effectives d’activité physique. La durée totale de cet entraînement est de 7 semaines. Le second groupe de collégiens poursuit quant à lui ses cours obligatoires d’éducation physique. 

A l’issue de cette phase, une évaluation finale de tous les collégiens sera réalisée. 

Les résultats totalement anonymes seront analysés statistiquement, avec une comparaison intragroupe, avant et après entraînement ainsi qu’une comparaison intergroupe entraînés / non entraînés. 

Quand ? 

Les étapes préparatoires et de formation du projet ont déjà eu lieu. L’évaluation initiale a été réalisée début septembre, les entraînements individualisés sont en cours et l’évaluation finale sera réalisée juste avant les congés de la Toussaint 2022. 

Le recueil, l’analyse des données et la présentation des premiers résultats s’étendront jusqu’en mars 2023. 

Enfin, les publications scientifiques seront effectives entre mars et juillet 2023. 

Commentant l’étude « Inverser les courbes » actuellement menée, le Professeur François Carré, son investigateur coordonnateur, a déclaré : « La lutte contre les méfaits de la sédentarité ainsi que la promotion de l’activité physique, comme source de bien-être et de bonne santé, sont des sujets qui nécessitent une forte mobilisation. Il est indispensable de faire prendre conscience au plus grand nombre, d’une part du faible capital santé des collégiens français actuels et d’autre part de la possibilité de l’améliorer rapidement, avec un peu plus d’activité physique. C’est l’ambition de cette étude, menée afin d’objectiver cela. Il nous faut profiter de la tenue des Jeux Olympiques, dans l’hexagone, dans 22 mois pour tenter d’inverser la courbe d’évolution de la capacité physique des adolescents français ». 

À propos du collectif « Pour une France en forme » 

Il est présidé par le Professeur Gérard Saillant, Président de l’Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière. Il s‘est donné pour mission d’aider à une prise de conscience collective sur les méfaits de la sédentarité et de l’inactivité et de promouvoir par tous moyens l’amélioration de la santé et du bien-être des Français par une pratique régulière de l’activité physique et sportive. 

Il a reçu la mission du Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024 d’élaborer son programme d’action Héritage consacré au « Bouger plus » et d’apporter son expertise pour tous les sujets entrant dans le champ de la promotion de l’activité physique et sportive. 

Ses experts : Vincent Alberti, Gilles Bouilhaguet, Dominique Carlac’h, Vice-Présidente du MEDEF, Pr François Carré, Michel Cazaugade, Michel Cymes, Odile Diagana, Pr Martine Duclos, Présidente de l’ONAPS, Laurence Fischer, Nicolas Forstmann, Dr Valérie Fourneyron, ancienne Ministre des Sports, Pr François Genet, Régis Juanico, ancien député, Roland Krzentowski, Philippe Lamblin, Bertrand Mas-Fraissinet, Président de GPM, Pr Jean Michel Oppert, Françoise Sauvageot, Pr Jean-François Toussaint, Directeur de l’IRMES, Georges Vanderchmitt. 

Plus d’informations sur pourunefranceenforme.fr 

Contact presse 

Professeur François Carré – 02 99 28 41 33 

francois.carre@univ-rennes1.fr / pourunefranceenforme@gmail.com 

Consulter le communiqué de presse pdf en cliquant ici.

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